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par James Pomfret et Clare Jim
HONG KONG, 4 septembre (Reuters) - La dirigeante de
l'exécutif de Hong Kong, Carrie Lam, a annoncé mercredi le
retrait du projet de loi d'extradition de suspects vers la Chine
à l'origine de la crise aiguë qui secoue la région
administrative spéciale depuis des mois.
La contestation s'étant élargie à d'autres questions, dont
son propre maintien à la tête de l'exécutif local, il n'est pas
acquis que son annonce, à l'issue d'une réunion avec des
parlementaires hongkongais favorables à Pékin et des délégués du
Congrès national du peuple (CNP) chinois, ramènera le calme dans
l'ancienne colonie britannique.
"Le gouvernement va formellement retirer ce projet de loi
afin de dissiper totalement les craintes. J'espère que cette
annonce va aider la société à avancer", a déclaré à la
télévision la dirigeante imposée par Pékin en 2017.
"Nous nous devons de trouver des moyens de répondre au
mécontentement", a-t-elle ajouté, déplorant que les violences
des derniers mois aient "ébranlé les fondations" de la société
hongkongaise et placé l'ancienne colonie britannique "dans une
situation de vulnérabilité et de danger".
Les médias de Hong Kong rapportaient depuis le début de la
journée que Carrie Lam s'apprêtait à accéder à l'une des
principales demandes des manifestants, après avoir seulement
suspendu le projet de loi controversé en juin.
"TROP PEU, TROP TARD"
Le mouvement de contestation s'est depuis intensifié et les
manifestants pro-démocratie ont quatre autres exigences: le
retrait de la qualification juridique des manifestations en
"émeutes", la libération de tous les manifestants détenus, une
enquête indépendante sur les brutalités policières et des
élections libres et démocratiques.
"Trop peu, trop tard", a commenté Joshua Wong, une des
figures de proue du mouvement des parapluies de 2014, précurseur
de la contestation actuelle, sur sa page Facebook.
Claudia Mo, élue pro-démocrate au Conseil législatif, estime
pour sa part que "le mal est fait".
"Les cicatrices et les blessures sont toujours ouvertes.
Elle pense pouvoir éteindre un feu de forêt avec un tuyau
d'arrosage. Cela ne sera pas acceptable", ajoute-t-elle.
Dans le camp opposé, le député pro-Pékin Cheung Kwok-kwan
estime que l'annonce de Carrie Lam n'est pas un compromis pour
apaiser ceux qui prônent la violence, mais une tentative pour
conquérir les contestataires modérés.
Le gouvernement chinois a réaffirmé à de multiples reprises
son soutien à Carrie Lam, qui a démenti de son côté mardi les
informations de Reuters selon lesquelles sa démission aurait été
refusée par Pékin.
Dans l'enregistrement de 24 minutes d'une rencontre la
semaine dernière avec des chefs d'entreprise, que Reuters s'est
procuré, Carrie Lam déclare qu'elle se sent "impardonnable", la
semaine dernière à des chefs d'entreprise qu'elle était
"impardonnable" d'avoir provoqué un tel chaos à Hong Kong.
"Si j'avais le choix, la première chose serait de
démissionner après avoir présenté de profondes excuses", y
ajoute-t-elle, expliquant aussi que sa capacité à sortir de la
crise est "très, très limitée" à présent que la crise
hongkongaise est devenue une question de sécurité et
souveraineté nationale pour la direction chinoise à Pékin.
Depuis le printemps, la "région administrative spéciale" vit
au rythme des manifestations, émaillées d'accrochages avec les
forces de l'ordre - d'après le dernier bilan officiel en date,
la police a procédé à 1.183 interpellations depuis le début du
mouvement - et ouvrant des divisions profondes parmi les sept
millions d'habitants du territoire.
L'indice Hang Seng de la Bourse de Hong Kong .HSI a
clôturé en hausse de près de 4% après l'annonce du retrait du
projet de loi d'extradition.
(Tangi Salaün et Henri-Pierre André pour le service français)
Hong Kong: Lam annonce le retrait du projet de loi d'extradition
information fournie par Reuters 04/09/2019 à 15:57
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